Rôles et compétences de l’animateur

Les trois rôles de l’animateur d’un groupe de Co-Développement

  • Garant du cadre
    La puissance du Co-Développement est fortement liée à la structure de son processus. L’animateur permet aux participants de sortir de leur zone de confort et de connaissance tout en favorisant un échange non normatif. C’est donc autant la solidité du cadre que celle de l’animateur à le tenir qui apporte le soutien nécessaire pour dépasser les résistances, les perceptions émotionnelles et les croyances.
  • Générateur d’échanges
    La présence modélisante de l’animateur est essentielle pour initier des échanges de qualité dans un climat de confiance. Sa capacité à être en lien avec le groupe dans une juste distance, à réguler les émotions et à écouter à différents niveaux, facilite l’engagement, la responsabilité et la liberté de chacun.
  • Catalyseur d’apprentissages
    L’apprentissage sur soi se fait à travers les autres. L’animateur est vecteur de transformation dans le groupe. Par sa posture, il invite le groupe à être reflet pour chacun des participants.

    • Il facilite l’émergence de nouvelles pistes concrètes avec lesquelles chacun repartira pour dépasser la difficulté de sa situation.
    • Il aide à intégrer les apports pour amener à de nouvelles actions plus ajustées.
    • Il apporte ou co-construit de nouveaux modèles didactiques exploitables au service des managers et de l’organisation.

Les trois grandes compétences d’animation

  • Les compétences réflexives
    Dans le vif de la situation, les animateurs internes développent leur capacité à analyser ce qu’ils observent, et ce qu’ils pratiquent. Ils dégagent une synthèse des situations travaillées et des résonances partagées puis proposent ou aident le groupe à formuler un modèle pragmatique, une boussole porteuse de sens que les directeurs de projet et les managers utiliseront pour débloquer une autre situation ou comme référentiel de conduite managériale.
  • Les compétences émotionnelles
    Les animateurs développent leur capacité à « scanner » leurs ressentis et à les réguler pour faciliter les échanges et la créativité dans un cadre précis et souvent inhabituel pour les managers. Ils rendent l’implicite explicite. Ce faisant, ils aident chacun à se centrer sur l’expérience vécue. Ils modélisent pour les managers l’utilisation de l’intuition, des ressentis, des métaphores et des images offrant ainsi un nouvel espace de réflexion.
  • Les compétences relationnelles
    Les animateurs développent leur capacité à faire circuler une « parole vraie », curieuse et non jugeante, qui renforce le lien et développe l’intelligence sociale. Ils incitent ainsi les managers à créer et maintenir un lien entre expertise technique et management de personnes dans leur contexte matriciel où les instructions peuvent être ambivalentes.
    Ils transmettent les nouveaux modèles de façon pédagogique. Ceci participe à la construction de la confiance et ouvre sur des pistes concrètes d’action.

Au cours de la formation, ces compétences sont croisées avec les rôles spécifiques de l’animateur. Elles sont travaillées tout au long du parcours.